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Trucs de mumpreneurs

Trucs de mumpreneurs : travail couple enfants

“Mumpreneur” : c’est l’art d’être maman et entrepreneuse à temps plein. Mener de front une vie de famille tout en étant à la tête de son entreprise est le lot de nombreuses mamans. Si cela relève souvent du challenge, ce mode de vie s’avère être aussi une véritable source d’épanouissement et de liberté.

À 33 ans, Mylène attend son quatrième enfant tout en gérant la marque Frangin Frangine. Elle se souvient des avantages qu’elle a trouvés tout de suite en étant à son compte: “La naissance d’Achille, notre troisième, coïncidait avec ce changement de vie d’entrepreneur et j’avais le sentiment que ça serait plus simple à gérer. Cela signifiait de la flexibilité, moins de déplacements et des contraintes horaires imposées par moi-même uniquement.

Pihla, 36 ans, journaliste et auteure du Guide féministe de la grossesse, a cumulé les fonctions à la naissance de son deuxième enfant, sa fille, Thelma : “J’ai écrit le livre pendant la grossesse et le congé maternité. Je l’allaitais à proximité de l’ordinateur, comme ça je savais que si elle s’endormait dans mes bras, je pourrais travailler. Aujourd’hui, je me demande comment j’ai fait !

Lorsqu’elle était enceinte de sa fille Romy, Sophie, co-fondatrice de The Reporthair, avait peur quant à elle de ne pas pouvoir profiter pleinement de son bébé en étant chef d’entreprise : “C’est l’angoisse de toutes les mamans qui travaillent, je pense. Je ne voulais pas qu’elle ait un manque, parce qu’on ne peut pas substituer le rôle de mère, surtout les premiers mois.” Aujourd’hui, le rythme est rodé : “Je vais la chercher deux fois par semaine à la crèche, quand je peux partir avant 18h, on a deux heures ensemble à la maison avant que je me remette au travail. C’est essentiel pour moi et pour elle. Le week-end, je travaille quand elle fait la sieste et parfois le soir, sinon je lui consacre tout mon temps.

“Je choisis mes batailles avec les enfants”

Mylène, co-associée chez Frangin-Frangine et maman de 3 enfants, bientôt 4!

Du côté de chez Mylène, la cadence est plus que soutenue : “Le réveil sonne à 7h15, mon mari part travailler tôt donc le matin, je suis seule avec tout ce petit monde. C’est chronométré, mais ça se passe bien et généralement de manière assez calme. Notre nounou arrive à la maison, je lui laisse Achille, puis je dépose tout le monde à l’école et je file travailler. Le soir, il est important pour moi de récupérer les grands à 18h-18h15 pour avoir un peu de temps en soirée avec eux.

Une fois les rituels du quotidien mis en place, la fatigue demeure la principale difficulté à gérer. Pour pallier au manque de sommeil, Pihla n’a pas trouvé de solution miracle, mais alterne entre sieste et méditation : “J’ai le luxe de pouvoir travailler chez moi, m’allonger sur le canapé et fermer les yeux quelques instants si j’en ai besoin. Depuis peu, j’ai aussi commencé à faire de la méditation, 15 minutes le matin. Je trouve que ça rend ma vie moins chaotique. Je n’ai pas toujours le temps mais ça me permet de me recentrer et de gérer les sollicitations de la journée.

Pour Sophie, c’est apprendre à déléguer qui l’a aidée à éviter l’épuisement physique et moral : “J’essaie de temps en temps de laisser Romy à ses grands-parents, si on a un dîner le week-end par exemple. Comme ça, on peut profiter pleinement de notre soirée et se permettre une grasse matinée le lendemain.

Mylène, elle, considère que le plus difficile est d’arriver à avoir du temps de qualité avec ses enfants, malgré la logistique omniprésente : “Il faut que les soirées restent un moment de bonheur avec les enfants et pas qu’un long enchaînement de tâches : les machines, la cuisine, le rangement… Et puis j’essaye d’être organisée pour ne pas être trop épuisée. Je choisis mes batailles avec les enfants, et j’essaye de déconnecter le soir !

“Il est plus important pour moi de jouer avec mes enfants, la vaisselle peut attendre un peu”

Pilha, journaliste et auteure, maman de deux enfants de 5 et 1 an

La fameuse charge mentale dont on a tant parlé ces dernières années est le lot de toutes. Pihla tente de lutter contre en brisant les règles établies à la maison et en apprenant à lâcher du lest : “Si tu vois que tu gères toujours les mêmes tâches, il faut en prendre conscience et échanger les rôles. Il ne faut pas hésiter à déléguer. Nous avons par exemple une femme de ménage, qui vient deux fois par mois. C’est un luxe immense qu’on s’autorise. Tom, mon mari, est assez maniaque, alors que moi j’ai conscience que la vie avec deux enfants est bordélique. Il est plus important pour moi de jouer avec mes enfants, la vaisselle peut attendre un peu.

Sophie aussi a appris à prioriser, même s’il est encore difficile de trouver l’équilibre parfait : “J’ai moins besoin de temps pour moi, donc ce n’est pas trop un manque, en revanche le temps à deux est essentiel pour le couple, mais c’est le plus dur à trouver. Cela veut dire choisir de ne pas être avec Romy, mais d’être avec mon compagnon. On essaie de dîner régulièrement tous les deux, ou avec des amis. Le risque, c’est que tout devienne des cases que tu essaies de remplir. Même le plaisir, il faut le caler dans l’emploi du temps finalement.

“Cela me pousse à apprendre à Romy qu’elle peut être tout ce qu’elle veut”

Sophie, co-fondatrice de The Reporthair et maman de Romy, un an

Avec l’approche de la naissance de son 4ème enfant, Mylène a fait ses choix : “ De l’organisation, de la passion, une bonne nounou à la maison, savoir s’entourer, avec un mari qui y croit et nous soutient, et ne pas trop se prendre la tête. Je crois qu’on adapte aussi la rapidité de développement de sa boîte à ses envies personnelles. J’ai envie que Frangin Frangine aille très loin, mais pas au détriment de ma famille et de notre équilibre.

Sophie, elle, a le sentiment qu’être indépendante lui a permis de mieux se connaître et de transmettre  à sa fille des valeurs qui lui sont chères: “Le fait d’être entrepreneuse m’a aidé à me dire que tout est possible, qu’on est maître de plein de choses. Cela me pousse aussi à éveiller l’autonomie de Romy, et à lui apprendre qu’elle peut être tout ce qu’elle veut.

Pihla aussi a fait le constat qu’être indépendante, malgré les difficultés, lui permet de mieux se réaliser tout en profitant pleinement de ses enfants: “Cela m’a appris à être plus gentille avec moi-même, à me dire qu’on fait juste de notre mieux. Tous les jours, je fais des compromis : est-ce que je m’occupe de moi ? De la maison ? De mon travail ? De mes enfants ? Je jongle entre tout, tout le temps. Les enfants sont ma priorité, mais j’adore aussi travailler, aller voir des expositions, être dans mes pensées, lire un livre… Je ne vais pas renoncer à tout cela parce que je crois sincèrement que je suis une meilleure mère quand je suis épanouie.


Photographie : Olivia Thébaut pour Mamababy Paris
Mots : Tiphaine Lévy-Frébault pour Mamababy Paris

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