La grossesse sans tabou

Vous avez envie d’un bébé mais avez peur de la grossesse ? des violences obstétricales ? de l’angoisse qu’il n’arrive quelque chose ? de ne plus avoir de temps pour vous, vos ami.e.s ou votre couple ? du poids de votre famille ? du poids tout court ? Il y a 1001 raisons d’avoir peur de la grossesse, toutes aussi personnelles les unes que les autres.

Vous n’êtes pas seules dans ce cas, et vous savez quoi ? C’est même bon signe que vous ayez peur : Ce sont des peurs normales et saines.

L’accouchement : un grand point d’interrogation

Avant, on accouchait chez soi. On partageait des récits de femmes à femmes et les femmes de la famille pouvaient assister à la naissance.

Aujourd’hui, plus de 90% des accouchements sont réalisés en milieu hospitalier donc autant dire que le premier que l’on vit est le sien… à moins qu’on ne soit gynécologue ou sage-femme. Et malgré la préparation à l’accouchement, ce dernier reste quand même une vraie zone d’ombre.

Pour se rassurer sur l’accouchement, on écoute Radio Doula avec des témoignages de Doulas, des femmes qui accompagnent des futures mamans parfois jusqu’à l’accouchement et des jeunes mamans dans le post natal. Elles abordent avec une grande bienveillance la maternité et aident vraiment à négocier tous les challenges auxquels on est confrontées en devenant mère. Parce qu’en toute transparence, devenir mère est un passage personnel, loin des clichés d’instagram de vie de maman parfaite ou de maman imparfaite et totalement assumée. C’est bien plus complexe.

D’ailleurs, ce phénomène de transformation de la maternité a un nom : la matrescence qui est équivalent à la transformation de l’adolescence sauf que presque personne n’en parle…. Nous avons (en exclusivité !!!!) l’interview de la spécialiste mondiale du phénomène à lire ici.

Pour faire face à la peur des violences obstétricales

Vous détestez ou angoissez à l’idée aller chez le gynécologue ? On peut aller sur ce site pour trouver une liste de gynéco et sage femme (féministes, lesbian-friendly, transfriendly, etc) alimentée par des personnes comme vous et moi qui sont plus respectueuses. Par ailleurs, le livre « Le livre noir de la gynécologie » donne de précieuses indications pour savoir quelles pratiques gynécologiques et obstétricales sont normales et celles qui ne le sont pas car on ne le répètera jamais assez : vous devez avoir donné votre consentement pour toute pratique sur votre corps. C’est un droit.

Face au changement du corps

Pour arrêter de se stresser avec le poids qu’on va prendre ou qu’on veut surtout pas prendre, vous pouvez aller sur ces 2 sites :

  • le travail de la photographe Jenny Lewis qui a capturé dans le projet ‘One Day Young’ les premiers instants de jeunes mères immédiatement après l’accouchement et elles sont juste sublimes.
  • la campagne Mothercare en Grande Bretagne qui montre le corps de femmes après l’accouchement à coup de slogan #BeProudMum : ça fait du bien de ne pas voir des corps parfaits qui ont vraiment accouché.

Car oui, on ne va pas se mentir : il faut « 9 mois pour faire un bébé mais aussi 9 mois pour le défaire ». Votre corps a porté la vie pendant presque 1 an et donné naissance à un enfant. C’est plutôt prodigieux comme pouvoir, non ?

Du self love pour le post partum, please

Immédiatement après l’accouchement, on fait face au baby-blues (qui touche toutes les jeunes mamans avec des degrés différents (et d’ailleurs, le daddy blues existe aussi). Il dure en moyenne le temps du séjour à la maternité et les répercussions dépendent de chacune.

Ce baby blues, fait partie du fameux post partum, ce moment unique dans la vie de chacune, avec tout ce qu’il représente : un chamboulement physique, émotionnel et psychologique. C’est de la vraie vie. Tout n’est pas rose ou tout noir. Il faut juste savoir que c’est normal et accueillir ce moment d’ajustement qui secoue. Savoir qu’il existe est primordial car on se sent moins seule en sachant qu’on n’est pas toutes seules à le vivre !

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