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En tête à tête avec Marion de Fringe and Frange : sa maternité positive

interview marion fringe & frange

Il y a des filles sur Instagram qui ont instauré des silhouettes signature et des univers reconnaissables en un instant. Frange lourde, chevelure de surf, allure bohème et une vibe qui vibre entre la Californie et le sud-ouest, aucun doute, Marion ou plutôt Fringe and Frange à l’écran, est de celles-là. Enceinte de son deuxième enfant, Marion parle sans fards à Mamababy de F.I.V, de siestes ratées et, surtout, de maternité heureuse et épanouie.


Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai 29 ans dans quelques jours, j’ai lancé un blog, “Fringe and Frange” il y a 8 ans que j’ai développé en marque il y a deux ans déjà, cela m’occupe à plein temps. Concrètement, je fais de la création de contenus et aussi une marque de chapeaux. Je vis avec ma famille dans le sud-ouest depuis un mois. J’ai toujours été une fan de mode, de voyages, de culture bohème alors j’ai la chance de pouvoir dire que j’ai un job passion.


Pourquoi avoir voulu partir de Paris ?

Tout d’abord, il nous manquait un élément clé absolument essentiel à notre équilibre, à savoir : l’océan ! On voyage beaucoup et à chaque fois, nous cherchons à être au bord de l’eau. Ensuite, avec deux enfants on avait besoin d’espace et c’est quand même plus facile d’en trouver en dehors de la région parisienne. Et puis nous étions en quête d’inspirations différentes, nous avons eu besoin d’élargir notre champ des possibles, d’avoir la nature à portée de main, de trouver un nouvel espace de jeux. Nous voilà au bord de l’océan !


Sur votre profil Instagram, la description c’est « raising Romy, carrying summer baby #2 ». La maternité est-elle ce qui vous définit en premier ?

Sur Instagram, je partage des morceaux de vie, alors oui la maternité caractérise une bonne partie de ce que je poste ! Et puis quand tu es maman, c’est ton premier métier. Ma grande chance, c’est d’être à mon compte et donc d’être mon propre patron, mais je dirais que je suis autant maman, que femme, qu’entrepreneure.


Qu’est ce que le fait d’avoir un enfant (bientôt deux!) a pu changer dans votre vie ?

Je ne crois pas avoir changé, ou alors je ne m’en suis pas rendue compte du tout, surtout les choses ont été si évidentes et si naturelles ! Avec Guillaume, mon mari, on parle souvent de la place de notre couple dans la parentalité et on se rend compte à quel point tout cela s’est fait naturellement et spontanément. Ensuite, j’ai tellement toujours voulu être maman, c’est exactement tout ce que j’en attendais. Je n’ai pas été surprise. Donc si quelque chose doit changer, c’est le bébé #2 qui va le provoquer. Romy a compris désormais qu’elle ne sera plus toute seule, et cette dynamique me paraît plus floue. Avant de devenir maman, j’avais préparé ma vie de femme, j’avais littéralement aménagé ma vie pour devenir maman.


Vous avez été aidée pour avoir Romy (et pour le baby #2?) pouvez-vous m’en dire plus ?

Pour Romy, nous avons suivi un vrai protocole de PMA (Procréation Médicalement Assistée), donc des FIV (Fécondations In Vitro) en l’occurrence, qui ont fini par fonctionner et nous ont donné Romy. Quand une FIV fonctionne très bien, les médecins peuvent congeler les ovocytes. Dans notre cas, ils nous en restaient cinq. Très simplement, les médecins nous avaient dit que le jour où on voudrait un deuxième enfant, nous n’aurions qu’à relancer la stimulation hormonale pour effectuer un transfert d’embryons. Je n’ai pas du tout tenté de tomber enceinte naturellement, je crois que j’avais trop peur de l’éventuelle déception que cela pouvait engendrer si ça ne fonctionnait pas. On nous avait dit que les embryons étaient bons, alors dès que j’ai eu mon retour de couches après avoir arrêté d’allaiter Romy, nous avons fait le transfert d’embryons. Il a fonctionné du premier coup.


Pourquoi les femmes communiquent-elles peu sur les problèmes de fertilité d’après toi ? Avez-vous eu du mal à en parler ?

Je pense que cela représente encore un certain tabou parce que c’est perçu comme un échec. Faire des enfants c’est le propre du corps de la femme après tout, non ? Moi quand j’ai compris que j’avais besoin d’aide médicale, je le voyais à l’époque comme une trahison, mon corps me trompait et ne remplissait pas ses fonctions primaires, primitives même. Et puis en fait, peu importe la façon dont l’enfant a été conçu, je crois que cela n’a aucune incidence sur la façon d’être mère. On ne devrait pas avoir honte de ce genre de difficultés. La plus belle des récompenses, c’est quand on voit l’échographie et puis ensuite bien sûr quand on tient son enfant dans ses bras. On en veut un autre, du coup !


Est ce que cela vous a aidé d’en parler avec votre communauté ?

Je n’en ai pas du tout parlé avant d’avoir réussi à avoir Romy. C’était plus facile d’aborder ce sujet après. Lorsque l’on est en plein processus, on est tout seul finalement et je me suis dit que je devais être patiente, c’était difficile pour moi de me livrer à des gens que je ne connais pas. Après, une fois que tout ça était derrière moi, ça m’a rassurée parce que je me suis rendue compte que je n’étais pas seule, il y a toujours des solutions auxquelles je n’avais pas pensé, c’est ça parler aussi. C’est libérateur.


Avez-vous aimé être enceinte ? Est-ce encore le cas ? Voyez-vous une différence entre les deux grossesses ?

J’adore être enceinte ! Le corps de la femme est magnifique quand il porte la vie, et j’ai de la chance, j’ai des grossesses très faciles. J’adore voir mon ventre grossir, sentir mon bébé bouger. Je ne crois pas qu’il y ait de vraie différence entre les deux grossesses. Je suis allée à mon échographie ce matin et mon deuxième bébé fait le même poids que Romy au même stade, à la différence près que ma fille était en siège. La différence se ressent peut-être dans la gestion du temps. Pour Romy, j’étais une princesse, pour le second je me sens beaucoup plus fatiguée… je cours sans cesse après une petite fille !


Quelle maman pensez-vous être ?

C’est plutôt à Romy qu’il faudrait poser cette question… mais je pense que je suis une maman cool. Je suis beaucoup dans le lâcher prise, je prends les jours comme ils viennent. Si Romy n’a pas envie de faire la sieste à une heure précise et qu’elle préfère vider ma trousse de toilette à la place, elle le fera. Elle me regarde là, je crois qu’elle valide !


Romy est contente d’avoir un petit frère ?

Elle est très contente, mais elle vient de comprendre qu’elle n’allait plus être toute seule. Depuis quelques jours, elle pleure quand je ne suis pas dans la même pièce qu’elle… Il faut que l’idée fasse son chemin…


Vous avez déjà trouvé son prénom ?

Oui ! Nous avons son prénom, on a hâte qu’il arrive fin juillet !

Vous aimez Marion de Fringe and Frange ?

Pour s’inspirer de sa silhouette bohème,


Photographie : Coralie Lescieux
Mots : Ophélie Meunier pour Mamababy Paris

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