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Interview. Marie Faure de MyTravelDreams, maman globe-trotteuse entrepreneure, pourquoi choisir ?

Si vous avez un (ou plusieurs ) enfant(s) en bas âge et que vous avez voulu ces douze derniers mois prendre l’avion avec lui, il y a de fortes chances que vos recherches Internet vous aient menée vers MyTravelDreams, un site de voyages, mais kids friendly. Le rêve, elle avait pas menti. Derrière cette idée acclamée par tous les parents 2.0 se cache Marie Faure, une ancienne journaliste reconvertie en couteau suisse : maman de trois enfants, globe-trotteuse et multi-entrepreneure. Elle raconte à Mamababy comment elle fait même les trois à la fois. Rencontre.


Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis une jeune femme de 40 ans, j’ai trois enfants (César 7 ans, Balthazar 5 ans et Suzanne 1 an) que je trimballe un peu partout, j’ai une agence en conseil de stratégie , un site internet de bons plans pour aller partout avec ses enfants et un site de t-shirts à messages.


Vous êtes entrepreneur avec trois enfants, comment décririez-vous votre quotidien ?

Je n’ai pas une seule journée qui se ressemble ! Je suis parfois chez des clients pour du conseil, ou je vais être à mon bureau pour bosser toute seule, écrire quand je produis du contenu en marque blanche pour certains clients, je peux passer une journée au stock au Portugal pour surveiller la production des t-shirts, d’autres jours je voyage avec ma famille. Je n’ai pas de routine. Sinon, pour les enfants, si… les grands vont à l’école, et une nounou s’occupe de Suzanne, elle les récupère à 18 heures à la sortie de l’école. On se retrouve tous à la maison.


Vous vivez à Paris ? Ce n’est pas trop compliqué avec trois enfants ? Avez-vous déjà eu envie de partir vivre en Province ou à l’étranger ?

Nous vivons à Paris oui, et j’adore élever mes enfants ici, même si nous nous échappons tous les week-ends parce que nous manquons de nature. Je n’ai jamais eu envie d’aller en Province, en revanche, à l’étranger, c’est une idée que nous creusons et qui nous fait envie, il faudrait que nous puissions avoir tous les deux une opportunité professionnelle. On adore l’Asie. Si on le fait, ce serait pour aller dans un pays qui est en train de se développer, comme le Vietnam par exemple. Je pourrais aller n’importe où je crois, on s’amuserait partout. Ma seule limite est de ne pas aller dans un pays qui ne traitent pas bien les femmes. J’ai de la chance, il en reste quand même beaucoup.


Qu’est ce que le fait d’être entrepreneur a changé dans l’éducation de vos enfants ?

Je ne passe pas plus de temps avec eux la semaine, mais j’ai décidé de passer toutes les vacances avec eux, ce qui n’était pas le cas quand j’étais employée. Je ne déroge pas à cette règle, même si je dois jongler un peu, et travailler la nuit s’il le faut. Les vacances ne sont donc jamais de “vraies” vacances, ma boîte ne s’arrête jamais, et mes clients s’en fichent des vacances scolaires. Quand j’étais salariée, il y avait plus de limites entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle, mais désormais je passe plus de temps avec eux, même si je ne coupe jamais, c’est un vrai choix. Pour rien au monde, je ne changerais de rythme. On en reparlera dans dix ans, quand ils seront plus grands…


Qu’est ce que le voyage apporte à vos enfants ? Est-ce la façon dont vous avez aussi été élevée ?

J’ai beaucoup voyagé avec mes parents quand j’étais enfant, mais uniquement dans les pays à un niveau de développement égal au nôtre, comme les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Irlande etc. Moi, j’aime emmener mes enfants là où ils vont être pieds nus ! J’aime leur apprendre que ce n’est pas partout pareil, que tous les enfants du monde n’ont pas de céréales au petit déjeuner, que l’on peut s’adapter à tout. Ils apprennent qu’il n’y a pas de norme, qu’on peut manger du riz sauté le matin quelque part, ou qu’on peut dîner à 17 heures ailleurs.


Quelles valeurs transmettez-vous à vos enfants ? Quelle mère êtes-vous ? Êtes-vous la même avec le premier puis maintenant avec trois ?

Oui, je suis la même, depuis le premier. Je suis assez insouciante, donc pas très bien organisée, par exemple je suis toujours celle qui n’a pas prévu les chaussures, ou les lingettes quand ils ont le nez qui coule. Je ne suis pas stressée, mais du coup pas prévoyante, mes enfants sont un peu des “Mowgli”. Je joue beaucoup avec mon grand à “ce qui est grave et pas grave”. Ce qui est important pour moi, c’est la politesse avant tout, la tolérance, je ne veux pas que mes enfants jugent ou se moquent. Et puis j’essaie de leur apprendre la générosité, surtout celle du coeur, leur faire comprendre qu’ils sont dans une bulle magique mais qu’il faut donner de son temps, écouter les autres.


Vous avez voyagé enceinte ? Ça s’est passé comment ?

J’ai voyagé absolument partout enceinte, sans aucun problème, sauf pour Suzanne vu qu’il y avait Zika, nous avons fait très attention. Ma seule limite dans le voyage, c’est le risque. A part ça, et en faisant attention aux conditions sanitaires, j’ai trouvé ça hyper facile. Suzanne est née trois semaines après un voyage en Israël. Je suis consciente que j’ai eu de super grossesses, mais je crois aussi que ça vient beaucoup d’un état d’esprit. Si on se dit que ça va aller, ça va aller ! Être enceinte n’est vraiment pas une maladie. Il faut le prendre comme une chance, en plus tout le monde s’occupe de toi, il faut en profiter, mais on peut très bien continuer à se coucher tard ou à faire la fête ! Par exemple, moi j’avais des remontées acides au début, j’ai été obligée de dormir assise pendant plusieurs semaines. Ce n’était pas très agréable, mais je voyageais quand même, et surtout, je ne me suis jamais lamentée. C’est aussi parce que beaucoup de copines à moi ont eu du mal à avoir des enfants et je crois qu’il faut vraiment relativiser. C’est une chance d’avoir un bébé, et oui, il peut y avoir des désagréments, mais je n’avais pas le droit de me plaindre.


Pouvez-vous nous donner trois tips de voyage avec les tout petits ?

La chose la plus importante est d’accepter que le voyage ne sera pas le même, qu’on ne pourra pas glander pendant des heures sur une chaise longue, qu’on n’ira pas dans le super resto du coin mais plutôt sur le bord du chemin au moment où ils auront faim etc. Si on accepte cela, c’est vraiment top et on vit le voyage d’une autre manière, mais il faut franchir ce cap, sinon on reste très frustrés.
Ensuite, on adopte sans hésiter un porte bébé, c’est vraiment magique. Ils peuvent dormir partout, on peut tenir les valises, manger au resto… ça sauve toutes les situations ! Balthazar qui a 5 ans a encore dormi dedans il n’y a pas si longtemps que ça. Et il y a des endroits vraiment incompatibles avec les poussettes.
Enfin, pour le décalage horaire, il faut leur faire prendre l’air le plus possible, et essayer de les coucher à l’heure du pays. Un jour un pédiatre m’a donné un conseil et je l’ai toujours appliqué : il ne faut pas réveiller un bébé qui dort. Et puis il faut savoir qu’un bébé se cale plus vite que nous, quand il fait nuit, il ferme les yeux ou presque. C’est quand ils sont plus grands que c’est plus compliqué…


Vous n’avez pas pris de congé maternité pour Suzanne ? Ça s’est passé comment ?

J’ai accouché cinq semaines en avance, j’étais en train de lancer ma collab avec Sézane, et j’étais limite en train de bosser sur la table d’accouchement ! Quand Suzanne était toute petite, c’était très facile, je l’emmenais partout avec moi. Ensuite, elle était trop grande, j’ai du prendre une nounou. Cela ne m’a pas du tout dérangée de ne pas avoir de congé maternité parce que je n’ai pas de frontière entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle. Ça ne m’a absolument pas empêchée d’être dans ma bulle, j’ai allaité ma fille pendant 7 mois, et encore une fois, j’adore ce que je fais, c’était vraiment un choix.


Avez-vous des femmes / mères de référence ou vous avez fait à l’instinct ?

A part la mienne, ma mère, je n’en ai aucune. Et j’ai tout fait à l’instinct, je n’ai pas eu besoin d’être rassurée. Je suis très instinctive. Je suis persuadée qu’une mère est la meilleure personne pour ses enfants, elle seule sait ce qu’il leur faut. A partir de là, il faut s’écouter, et ça roule…


Qui est la MAMMA de votre t-shirt ?

C’est toutes mes copines ! Elles élèvent toutes leurs enfants différemment, et passionnément, et je trouve ça absolument gé-nial !


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Photographie : Marie Faure Ambroise www.mytraveldreams.fr
Mots : Ophélie Meunier pour Mamababy Paris

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