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Ce que l’on ne vous a jamais dit sur la vie sociale après la naissance d’un enfant

ce qu on ne vous a jamais dit sur la vie sociale apres l arrivee d un enfant

Même les plus fêtardes d’entre nous ont vu leur vie sociale bouleversée par l’arrivée de leur premier enfant. Mais si le repli sur soi est naturel dans les premiers mois, il peut devenir frustrant à la longue. Comment avez-vous vécu et géré ce nouveau chapitre de votre vie d’être social ? Témoignages.

“On a perdu quelques amis mais on en a trouvé d’autres”

Aurore, 35 ans, 2 enfants

« Nous sommes les premiers de notre bande à être devenus parents, et avons été les seuls pendant plusieurs années. Assez vite après la naissance, nos liens avec nos amis se sont distendus. Parce que nous ne pouvions plus répondre présents aussi souvent, n’étions plus là pour tous les apéros improvisés qui s’éternisent jusqu’à 3 heures du matin… Pendant une période, nous ne voyions plus ces amis que quelques fois pas an (contre plusieurs fois par semaine dans notre « vie d’avant »). Nos relations sont certes redevenues plus régulières lorsque nos amis ont à leur tour eu des enfants… Mais surtout, nous nous sommes entre-temps fait de nouveaux amis : les parents de notre garde partagée, des collègues de boulot elles aussi jeunes mamans…

C’est un peu cliché, mais c’est notre réalité : en devenant parents, le centre de notre attention dévie forcément. Nos centres d’intérêt et nos amis évoluent avec lui : nous faisons beaucoup moins de grands dîners arrosés au resto, mais beaucoup plus de pique-niques et de brunchs avec notre bande de copains et les enfants. Et on ne s’amuse pas moins. Juste différemment. »

“Je me suis sentie affreusement mal pendant toute ma première soirée loin de ma fille.”

Emma, 29 ans, un enfant

« Ma fille avait 4 mois lorsque je suis sortie, seule, pour la première fois. J’ai retrouvé deux amies au resto. J’attendais cette soirée avec impatience mais je n’en ai franchement pas profité comme je l’imaginais. J’avais l’estomac totalement noué et je ne pensais qu’à une chose : rentrer pour la retrouver. Je regardais mon téléphone sans cesse, ce qui a amusé mes amies (qui étaient déjà passées par là). Je pense que c’était un peu comme un rite initiatique. Depuis, je profite davantage de mes sorties entre amies, mais je suis toujours soulagée quand la soirée se termine. Je suppose que ça passera lorsque ma fille grandira. »  

Les soirées entre amies sont devenues un véritable exutoire.

Aurore, 37 ans, un enfant

« J’ai mis un peu de temps avant de retrouver une vie sociale mais je me souviens tout particulièrement d’une soirée entre collègues (et amies). Un petit apéro qui dégénère et se termine, à 1 heure du matin, à refaire le monde. Mon fils avait un an et comme il se réveillait encore beaucoup la nuit, je me pensais trop épuisée pour sortir aussi tard en semaine. Mais cette soirée m’a libérée ! J’étais entourée de copines qui n’avaient pas d’enfant, je n’ai donc pas pu passer ma soirée à parler de mon petit… J’ai mis plusieurs jours à m’en remettre physiquement mais j’ai vraiment renoué avec le plaisir de passer un moment hors de chez moi sans regarder ma montre.

Depuis, j’essaie de m’accorder une soirée comme celle-ci une fois par mois, avec ces mêmes amies, depuis devenues mamans elles aussi. C’est un excellent exutoire, je ne peux plus m’en passer. »

Je vois très peu mes amies, mais je papote avec elles toute la journée…

Céline, 42 ans, 2 enfants

« Inutile de mentir, je sors beaucoup moins depuis que j’ai des enfants. Avant tout pour une question de budget : je suis mère célibataire, j’ai mes enfants presque en permanence, et pas toujours les moyens de m’offrir une baby-sitter. Et comme je travaille à la maison, autant dire que ma vie sociale, en dehors des mamans-copines de l’école, est assez limitée.

En revanche, il y a deux ans, j’ai découvert un remède presque miraculeux à ma solitude : les réseaux sociaux ! J’ai créé des fils de discussion avec mes deux bandes de copines, je discute via Facebook avec d’autres, je passe des coups de fil à ma meilleure amie presque tous les jours… Résultat, j’ai toujours quelqu’un avec qui discuter et je reste en contact avec mes amies, y compris celles qui vivent loin de moi maintenant. Quand on arrive à se retrouver, une fois par an seulement pour certaines, on n’a l’impression de ne pas s’être quittées. Il n’y a pas le contact physique mais la chaleur humaine est bien là ! »

“J’ai appris à me faire violence car ça me fait un bien fou de sortir !”

Charlotte, 34 ans, deux enfants

« Je suis une fêtarde par nature, j’adore danser la salsa, sortir et papoter avec mes amis. Avant la naissance de notre fille, mon mari et moi sortions 4 ou 5 soirs par semaine… Sa naissance a bien sûr tout bouleversé et nous ne sommes pas sortis ou presque pas pendant six mois environ.  

Aujourd’hui, 3 ans après la naissance de notre deuxième enfant, nous avons repris notre petit rythme, bien moins soutenu bien sûr. Mais nous ne nous privons pas d’une soirée en amoureux ou chacun de notre côté. Certes, parfois je suis trop épuisée pour avoir vraiment envie de quitter mon cocon. Mais je me fais violence, car je sais que je serai contente une fois dehors. »

“Mes amies et moi nous sommes créé un rendez-vous chaque année : un long week-end entre filles !”

Marina, 32 ans, 2 enfants

« Entre le boulot et les enfants, nous nous octroyons peu de sorties. Si cela m’a semblé normal au départ, j’ai fini par être frustrée et me suis aperçue que mes amies avaient le même sentiment.

Nous avons donc décidé de nous retrouver le temps d’un week-end prolongé dans une jolie ville de France ou d’Europe. Trois-quatre jours durant lesquels on coupe totalement des contraintes quotidiennes, ou l’on souffle et on retrouve un peu de notre insouciance. C’est toujours très intense et ça nous recharge pour quelques mois. Au départ, on se retrouvait une fois par an, mais on a décidé d’augmenter la fréquence et de passer à deux rendez-vous annuels. Mon mari n’y trouve rien à redire car il a bien compris que ça me faisait un bien fou ! Et il est tout à fait libre de faire de même… »

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Photographie : Kelsey Chance
Mots : Emilie Cuisinier pour Mamababy Paris

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