Audrey 5 octobre, entrepreneuse et maman d’Auguste, Adèle et Madeleine

J’ai toujours voulu être maman

Audrey Borrego, plus connue sous le nom d’Audrey 5 Octobre, est suivie par près de 25 000 personnes sur Instagram. Maman d’Auguste, Adèle et Madeleine, elle travaille à son compte en communication digitale, et vient d’emménager dans la sud où elle peut assouvir sa passion pour la décoration, entre deux allers retours à Paris. Rencontre avec une maman à 100 % dans tout ce qu’elle entreprend.

Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai 37 ans, je suis maman de  3 enfants : Auguste, 12 ans, Adèle, 5 ans, et Madeleine, 24 mois. J’ai déménagé dans la Drôme en septembre 2018, au sud de Lyon, parce que mon mari a eu une opportunité professionnelle ici. J’ai travaillé pendant 15 ans comme attachée de presse, j’ai beaucoup déménagé, et avec la naissance des enfants, je me suis mise à mon compte pour exercer plus librement. Je me suis spécialisée dans la communication digitale pour proposer aux marques du conseil en marketing d’influence, et organiser des événements. Et puis il y a l’autre pan de mon activité, où je suis prescriptrice pour conseiller des marques de mode, de décoration ou pour enfants, parce qu’une grande communauté me suit maintenant. En tant que maman, on est souvent débordées, je trouve bien de se donner nos tuyaux.

Vos grossesses ont-elles été différentes pour vos trois enfants?

Oui, très. Pour Auguste, j’avais 26 ans. J’ai eu une super grossesse, même si j’ai été malade les trois premiers mois, j’ai beaucoup vomi et j’ai eu d’horribles brûlures d’estomac. Passée cette période, j’étais en pleine forme, j’ai travaillé jusqu’à la fin sans aucune contraction.
Pour Adèle, au contraire, j’ai eu des contractions dès le sixième mois de grossesse ! À la maternité, ils m’ont dit que mon col était déjà ouvert et que je devais rester allongée. À une semaine près, on devait me faire des piqûres pour le développement de ses poumons… Comme Auguste avait sept ans, je ne voulais pas être hospitalisée. C’est donc une sage-femme qui venait à la maison où je devais rester alitée.
Pour Madeleine, c’était particulier parce que les médecins ont détecté une éventuelle malformation à la première échographie. Ça a été une grossesse angoissante et très suivie. J’étais inquiète, on s’interdisait d’en parler et de se réjouir au début, tant qu’on ne savait pas ce qu’elle avait. À la dernière échographie, finalement, on a vu que tout allait bien !  

Et vos accouchements?

Pour Auguste, J’ai accouché une semaine après terme avec une péridurale trop dosée, je n’arrivais pas bien à pousser. Le cordon ombilical faisait compression et ne l’alimentait plus, alors comme son coeur décélérait, l’équipe de médecins est venue pour le délivrer rapidement. On ne me l’a pas montré, il a été emmené tout de suite pour les premiers soins. La première fois que je l’ai vu, c’était dans les bras de son papa. C’était dur.

Pour Adèle, après quelques frayeurs, j’ai finalement donné naissance à une petite fille en pleine forme ! J’ai perdu les eaux le soir à 23h, je suis allée à la maternité à minuit et demi, et j’ai accouché à 6h du matin. C’était un super accouchement, avec une péridurale bien dosée. Elle avait une grosse tête, donc j’ai eu peur d’avoir des forceps mais finalement tout s’est bien déroulé. On m’avait dit qu’elle aurait une baisse de croissance, alors qu’elle était très grande à la naissance : 52 cm et 3,5 kilos ! Cette fois, je l’ai vue sortir, et je l’ai eue sur moi tout de suite. Contrairement à Auguste pour qui j’étais épuisée, là, j’avais une pêche d’enfer !

Enfin, pour Madeleine, on m’avait prévenu que ça irait vite, et c’était vrai… Dix jours avant le terme, j’ai perdu les eaux sur mon canapé alors que j’étais au téléphone avec ma meilleure copine en train de me faire les ongles ! J’ai eu une péridurale à 12h, et j’ai accouché 12h30. J’étais plus fatiguée avec les deux premiers enfants à gérer, mais avec les angoisses que nous avions eues pendant la grossesse, sa naissance était un moment très fort.

Avez-vous allaité vos enfants ?

Oui les trois. Pour Auguste, on m’avait dit que ça ne marcherait pas parce que je n’ai pas de bout de seins, et puis j’ai rencontré une bienfaiseuse qui m’a donnée des bouts de sein en plastique. Je l’ai finalement allaité trois mois jusqu’à la reprise du travail. Pour Adèle, ça a duré six mois.
Avec Madeleine, c’était plus compliqué, parce qu’elle dormait tout le temps et ne mangeait pas. Je n’avais pas assez de lait, elle perdait du poids, ça devenait dangereux… Je ne voulais pas lui donner du lait artificiel parce qu’avec sa santé je trouvais mieux de l’allaiter, et puis j’ai toujours aimé ça. J’ai tiré mon lait pendant six mois, ça a favorisé la lactation, et ça a fonctionné. J’allais à des événement, j’emmenais Madeleine partout avec moi tout en tirant mon lait. J’aimais cette relation avec le bébé, cette continuité avec la grossesse, et ce côté mère louve nourricière. Et puis, comme on voyageait tout le temps, c’était génial de ne rien avoir à prendre.

Comment se sont passés les premiers temps avec vos bébés ?

J’ai ressenti une connection tout de suite, même si après les naissances j’étais fatiguée, mais je n’ai pas connu de baby blues. Le lien avec eux s’est noué très vite. J’ai toujours voulu avoir des enfants, être maman et avoir une grande famille.

Vous venez de Lyon, avez vécu à Paris pendant deux ans, et venez de déménager dans la Drôme. Comment gérez-vous ces changements avec les enfants ?

Nous les avons préparés dès qu’on a su, surtout Auguste qui est plus grand. Finalement, ça a été plus dur pour Adèle qui aimait notre appartement parisien. Elle est plus timide, cela a été plus difficile pour elle de se faire de nouvelles amies, alors qu’Auguste s’est fait des copains le premier jour. En revanche, ils sont heureux d’être dans la nature, avec de l’espace, même si à Paris nous avions la chance d’avoir un grand appartement. Ici on entend tout le temps les oiseaux, nous avons une piscine et nous sommes plus proches de ma famille. Nous reviendrons à Paris dans deux ou trois ans je pense, ce sera encore un changement, mais je prépare déjà les enfants pour qu’ils ne soient pas surpris. Je leur explique que c’est une richesse de rencontrer du monde, de bouger, même si c’est dur pour les amitiés.

Vous êtes férue de décoration, trouvez-vous toujours le temps pour cela ? Est-ce compatible avec trois enfants ?

Dans notre nouvelle maison nous avons bien avancé mais il faut encore que j’installe des choses dans la chambre des filles. Je finalise aussi mon salon, je change des luminaires, je mets des tapis… Pas grand-chose, mais ce sont les détails qui changent tout. Dans la région, nous avons la chance d’avoir Jars Céramistes, une marque superbe revendue chez Merci à Paris. Mes enfants ne touchent pas trop aux objets, ils font attention, donc c’est tout à fait gérable. J’aime tout mélanger : la maison de poupée en bois d’Adèle avec un vase que j’aime. C’est important d’être bien chez soi, j’ai besoin de me créer un cocon.


Trouvez-vous du temps pour vous ? Et à deux avec le papa ?

C’est compliqué, il faut arriver à faire garder les enfants. On espère partir en week-end tous les deux bientôt. Pour l’instant, le mieux que l’on puisse faire, c’est un dîner à deux. Mais c’est très important de le faire, même pas souvent. Nous ne sommes pas que des mamans même si j’ai tendance à penser d’abord à eux.

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Photographie : Emilie Roncal & https://www.instagram.com/audrey5octobre/
Mots : Tiphaine Lévy-Frébault pour Mamababy